Programme des Nations Unies pour le Développement

Maroc

UNDP

Les 8 OMDs

1. Réduction de l’extrême pauvreté et de la faim
2. Assurer l’éducation primaire pour tous
3. Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes
4. Réduire la mortalité infantile
5. Améliorer la santé maternelle
6. Combattre le VHI/Sida, le paludisme et d’autres maladies
7. Assurer un environnement durable
8. Mettre en place un partenariat mondial pour le développement

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Les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) au Maroc

Les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) sont le fruit des différentes recommandations qui découlent de la conférence des Nations Unies, tenues à New York, en septembre 2000. Au nombre de huit, ces objectifs sont proclamés à travers la déclaration du millénaire des nations unies adoptés par 191 pays dont 147 étaient représentés par leur chef d’Etat ou gouvernement.

Objectifs fixés
Les gouvernants ont fixé un délai de 25 ans, entre 1990 (année de base) et 2015 (année horizon), pour atteindre les 8 objectifs :

Mise à jour Rapport National 2009

Le Rapport National OMD 2009 indique que malgré quelques entraves qui freinent son évolution vers la réalisation des OMD, le Maroc est sur la bonne voie pour réussir ce pari international à l’horizon 2015. Le pays a déployé des efforts considérables au niveau de l’ensemble des OMD, et a aussi pris en compte dans ses prévisions, l’impact de la crise financière mondiale et du changement climatique sur son évolution.

  • OMD 1 : Réduction de l’extrême pauvreté et de la faim
    En milieu urbain comme en milieu rural, la pauvreté et la vulnérabilité, mesurées aux seuils nationaux, ont baissé de manière significative entre 2001 et 2008 :
    • la pauvreté absolue est passée de 6,7% à 3,6%;
    • la pauvreté relative de 15,3% à 8,8%;
    • la vulnérabilité de 22,8% à 15,9%.

    Cependant, si, durant cette période, 1,7 million d’individus sont sortis de la pauvreté et 1,2 million de la vulnérabilité, 2,8 millions d’individus vivent encore au-dessous du seuil de la pauvreté relative.

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  • OMD 2 : Assurer l’éducation primaire pour tous
    En termes de préscolarisation, la situation depuis 1999 reste quasi-stagnante du fait notamment de l’incapacité du secteur privé à couvrir les besoins dans ce secteur et par les changements que présuppose la préscolarisation dans des conditions convenables en milieu rural.

    Pour ce qui est de la scolarisation, le taux net de scolarisation des enfants de 6/11 ans a été estimé au niveau national, en 2008/09 à 90,5% contre 52,4% en 1990/91. Ce taux est passé de 35,9% à 90,6% en milieu rural contre respectivement 76,6% et 90,5% en milieu urbain. L’amélioration a été plus importante pour les filles, en milieu rural, pour lesquelles ce taux a presque quadruplé, au cours de la même période.

    Quant au taux d’alphabétisation, de la population âgée de 10 ans et plus, il a été estimé à 60,3% en 2009 contre 45% en 1994. En milieu rural, il est passé de 25% à 44,4%. Le niveau élevé de l’analphabétisme résulte, en partie, d’un passif hérité de l’époque coloniale et des premières années de l’indépendance. Il est dû, également, aux défaillances et aux déperditions importantes qui affectent le système éducatif.

    Le taux d’alphabétisation des jeunes de 15-24 ans est passé de 58% à 79,5% entre 1994 et 2009. L’amélioration a été plus sensible chez le sexe féminin dont le taux est passé, au cours de la même période, de 46% à 72,1% contre respectivement 71% et 86,7% pour le sexe masculin. Néanmoins, la concrétisation de l’objectif de généralisation de l’alphabétisation des 15-24 ans exige l’amélioration des performances des programmes de l’éducation non formelle et la lutte contre l’abandon scolaire.

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  • OMD 3 : Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes
    L’évolution des indicateurs relatifs aux cibles retenues montre que la situation des femmes connait généralement une amélioration depuis le début des années 1990, notamment en éducation et dans la sphère religieuse.

    Concernant l’éducation, les indices de parité dans l’enseignement primaire, secondaire collégial et secondaire qualifiant ont évolué de manière croissante entre 1990 et 2009. Quant à l’enseignement supérieur, il connait une quasi-parité entre les sexes.

    Au niveau de l’espace économique, la participation réelle de la femme demeure insuffisante avec un taux d’activité de 25,8 seulement, d’où un taux de participation des femmes à la population active parmi les plus bas de la région MENA. Quant à l’accès des femmes aux postes de décision, en dépit de certains progrès constatés, la participation des femmes aux fonctions de direction et de décision reste faible. Elles ne représentent que 15% de l’ensemble du gouvernement, 10,5 % du Parlement, 12,4 % dans les conseils municipaux, et 19,7% de l’ensemble des magistrats.

    Néanmoins, dans le champ religieux, les femmes commencent à s’imposer dans ce milieu qui était exclusivement masculin. Elles dirigent 13 services centraux et cinq services externes du Ministère des Habous, siègent au sein du Haut Conseil des Oulémas et des conseils locaux des Oulémas, et animent depuis le mois de Ramadan de 2003, des causeries religieuses devant SM le Roi.

    Par ailleurs, l’entrée en vigueur de l’ensemble des réformes qui ont eu lieu au Maroc ainsi que d’un ensemble d’initiatives pratiques, dont la stratégie nationale pour l’équité et l’égalité, la stratégie nationale de lutte contre la violence, et le programme TAMKINE, a induit un changement sociétal en faveur des principes d’équité et d’égalité.

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  • OMD 4 : Réduire la mortalité des enfants de moins de cinq ans
    Parmi l’ensemble des décès annuels, la proportion d’enfants qui meurent avant leur cinquième anniversaire était de 42% vers 1980 ; elle ne représentait plus que 20% en 1987 et 13% en juin 2008 –juin 2009.

    Cette évolution s’explique par l’apport de certains programmes spécifiques de santé de la mère et de l’enfant tels que la couverture vaccinale et le Programme National d’Immunisation (PNI) qui ont permis d’éliminer plusieurs maladies comme la diphtérie et le tétanos néonatal et de réduire la mortalité liée à la rougeole et à la coqueluche.

    D’autres interventions ont contribué à la baisse de la mortalité telles que la lutte contre la malnutrition et les troubles dus aux carences en micronutriments.

    Toutefois, pour atteindre le quatrième objectif du millénaire, à savoir, la diminution des deux tiers de la mortalité des enfants de moins de 5 ans entre 1990 et 2015, des efforts plus importants sont nécessaires, particulièrement en milieu rural.

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  • OMD 5 : Améliorer la santé maternelle
    Sur la base des résultats provisoires du 1er passage de l’END 2009/10, le taux de mortalité maternelle ajusté se situe à 132 décès pour 100 000 naissances vivantes entre juin 2004 et juin 2009. Comparée aux estimations approximatives de l’EPSF de 2003-2004 (227 décès maternels pour 100 000 naissances au cours de 1995-2003), la mortalité maternelle au Maroc aurait reculé de près de 42%, s’inscrivant ainsi dans la tendance d’évolution qui a caractérisé les indicateurs de développement humain durant la décennie écoulée.

    Outre l’effet de la réduction importante de l’indice synthétique de fécondité sur la baisse de la mortalité maternelle, il y a lieu de signaler la contribution de l’évolution favorable de certains déterminants, notamment, la couverture des consultations prénatales. Il convient de noter à cet égard que selon les estimations fournies par l’EDN 2009-10, la proportion de femmes enceintes de 8 mois qui ont eu recours à une consultation prénatale s’élève à 80%.

    Malgré cette tendance à la baisse de la mortalité maternelle et le recours aux soins liés à la grossesse, la mortalité et la morbidité maternelle et néonatale demeurent élevées, constituant toujours un problème de santé publique.

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  • OMD 6 : Combattre le VHI/Sida, le paludisme et d’autres maladies
    VIH-Sida : La prévalence du VIH reste à un niveau faible au Maroc. Celle-ci qui était de 0,08% en 2007, marque une quasi-stabilité depuis l’an 2000. La prévalence du VIH chez les professionnelles du sexe montre des chiffres entre 2% à 3% relativement stables depuis l’année 2001.

    Le nombre de personnes vivant avec le VIH a été estimé à près de 25.500 en 2009 et la prévalence du VIH dans la population à 0,11%. Selon les projections établies, cette prévalence restera très faible autour de 0,12% et relativement stable au cours des prochaines années.

    Cependant, malgré le caractère rassurant de ces chiffres et la stabilité de la prévalence au sein de la population générale, la vigilance reste de mise vue l'augmentation du pourcentage de femmes parmi les personnes vivant avec le VIH et les prévalences plus élevées au sein de certaines populations plus exposées au risque.

    Tuberculose : La tuberculose demeure un problème de santé publique au Maroc avec 25473 nouveaux cas dénombrés en 2008, soit l’équivalent d’une incidence annuelle cumulée de 82 pour 100 000 habitants. 70% des malades sont âgés de 15 à 45 ans et 57% sont de sexe masculin, généralement résidant dans des zones urbaines très peuplées.

    Paludisme : Le paludisme a aujourd’hui disparu au Maroc, mais le risque de sa réintroduction n’est pas écarté du fait des déplacements de populations.

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  • OMD 7 : Assurer un développement durable
    Pour préserver la biodiversité, 10 parcs nationaux ont été créés, répartis sur une superficie de plus de 770000 ha ainsi que quelques réserves de biosphère (arganier, intercontinentale de la méditerranée, etc.). Plus de 154 Sites d’Intérêt Biologique et Ecologique ont été identifiés, à travers le pays, répartis sur une superficie de 2,5 millions d’hectares. Le Maroc a développé également une stratégie nationale et un plan d’action visant la protection de son patrimoine biologique. D’autres interventions ont été entreprises pour lutter contre la déforestation et l’érosion hydrique, ainsi que pour la préservation des écosystèmes oasiens.

    Quant à l’état de l’air, le niveau de pollution et de concentration des gaz à effet de serre restent élevés. Le coût de la dégradation de l’air et de ses impacts a été évalué à 3,6 Milliards de DH par an, ce qui représente environ 1,03% du PIB.

    Pour ce qui est de l’accès à l’eau potable, les efforts déployés ont permis de faire passer le taux d’accès en milieu rural de 14% en 1995 à 90% en 2009. Au niveau national, le taux de branchement individuel est passé de 81% en 1995 à 96,2% en 2009. Cependant, le secteur de l’eau potable reste soumis à certaines contraintes qui entravent son développement. Quant à l’accès à l’électricité, le taux d’électrification rurale est passé de 22% en 1996 à 96% en 2009.

    L’assainissement liquide connaît, quant à lui, un important retard, au regard des besoins du pays dans ce domaine, et des efforts restent à déployer pour l’épuration des eaux usées et la gestion des déchets ménagers.

    En matière d’habitat, le nombre de villes déclarées « villes sans bidonvilles » a atteint 40 au début de l’année 2010. Dans le même cadre, le programme de mise à niveau de l’habitat menaçant ruine a bénéficié en 2009 à 19.036 ménages pour un coût de 333 millions de DH. Et pour prévenir l’habitat insalubre, un programme de construction de logements de 140.000 DH l’unité a été lancé. L’année 2009 a connu les premières livraisons de 4.500 unités à Agadir, Laâyoune, Oujda et Marrakech.

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  • OMD 8 : Mettre en place un partenariat mondial pour le développement
    Après une baisse en 2006 et en 2007, l’aide publique au développement (APD) en provenance des membres du Co¬mité d’aide au développement de l’Organisation de coopération et de développe¬ment économiques (CAD de l’OCDE) a atteint 119,8 milliards de dollars des États-Unis en 2008, marquant une augmentation de 10 % en termes réels par rapport à 2007. La Banque mondiale se trouve être le principal donateur, suivie de l’Union Européenne et de la Banque Européenne d’Investissement.

    Il y a lieu de citer également l’appui aux réformes budgétaires et complémentaires aux réformes de l’administration publique et l’appui budgétaire couvrant le programme de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH).

    Dans le cadre des engagements souscrits par le Maroc au titre de la Déclaration de Paris, le Ministère de l’Economie et des Finances en partenariat avec le PNUD, et avec le concours financier de la coopération espagnole et française, s’est engagé depuis 2008 dans un projet visant l’établissement d’une carte des projets de développement via un système d’information géographique .Ce projet, qui se présente sous la forme d’une base de données assurant la gestion intégrée des informations relatives aux projets de développement, permettra à moyen terme à l’ensemble des partenaires d’accéder à des données complètes et fiables sur les interventions définies au titre de l’aide publique au développement ainsi qu’aux projets structurants de développement au Maroc, donnant ainsi une plus grande visibilité à l’aide accordée au Royaume.

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  • Les OMD - International

    Actions au profit des OMDs

    • Le 30/03/2010, Pour une Ecole citoyenne et écologique
    • Le 22/01 /2009, Lancement à Rabat de l’étude « Droit au Développement au Maroc »
    • Le 12/12/2008, Tenue de l’Atelier de formation des formateurs « Planification pour la réalisation des OMD »
    • Le 05/12/2008, Appui aux sections de la Famille pour l’application du code de la Famille

    Contexte/ Appui/ Cibles et indicateurs des OMD

    • Les OMD dans le contexte socio-économique du Maroc
    • L'appui du PNUD Maroc pour aider à les réaliser
    • Cibles et Indicateurs OMD au Maroc

    Publications

    Nouveau
    • Le Rapport National 2009 (Français)
    • Le Rapport National 2009 (Arabe)
    • Le Rapport National 2007 (Français)
    • Le Rapport National 2007 (Arabe)
    • Le Rapport National 2005
    • Le Rapport National 2003
    • Le Rapport sur le cinquantenaire
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